Aller au contenu

Comment est née l’idée

J’ai été diagnostiqué bipolaire à vingt ans. Trente ans plus tard, je me suis bricolé, petit à petit, un cadre de vie qui m’aide à mieux me débrouiller avec la vie. La Kluk est l’une des pièces de ce bricolage.

Neuf mois de mélasse

En 2024, j’ai traversé trois mois d’hypomanie. Je dormais trois heures par nuit, les idées fusaient dans tous les sens, je prenais toute la place. Puis la facture est arrivée : neuf mois de dépression.

Quand j’en suis sorti, une question m’est restée. Pendant ces neuf mois, j’avais forcément vécu quelques moments joyeux. Un fou rire, une belle lumière, un bon repas. Mais englué dans ma mélasse, je ne m’en souvenais d’aucun.

Garder la trace

Alors j’ai voulu objectiver mon humeur. La noter chaque jour, pour mieux me connaître, voir combien de temps durent les cycles, repérer les motifs qui se répètent. Et surtout, ne plus oublier que la joie peut se glisser jusque dans les périodes les plus sombres.

J’ai commencé avec un carnet. Je n’ai jamais tenu plus de dix jours d’affilée.

Quand j’allais mal, c’était déjà assez dur comme ça sans devoir ouvrir un carnet, écrire, et surtout voir noir sur blanc que ça n’allait pas. Et quand j’allais trop bien ? Pourquoi perdre du temps avec ces conneries ? Je vais bien, donc aucun intérêt. :)

Le moins d’énergie possible

Il me fallait une façon de noter mon humeur qui ne coûte presque rien. Ni effort, ni écran, ni décision compliquée.

C’est comme ça qu’est née la Kluk. L’idée : se glisser dans une routine qui existe déjà, cacher toute l’électronique, ne rien avoir à allumer. Juste poser une tasse sur un socle, le matin, avec son thé.

Le carnet me demandait du courage. La tasse ne me demande que d’avoir soif.

Et pourquoi « Kluk » ? Parce que ça claque, tout simplement. :)

Je veux ma Kluk